D'AUTRES ARTISTES MUSICIENS AU MALI
Auteurs-compositeurs-interprètes

retour page La musique au Mali

 

 

 

La musique malienne est très riche. Les chants sont présents dans la vie de tous les jours pour offrir les louanges aux êtres d'exception et aux évènements les plus marquants.

Vous trouverez sur cette page quelques vidéos diffusées sur l'ORTM, la télévision nationale du Mali.

 

 

 
   
Fodé Kouyaté (Mali) chante "An Ka Wili"
   
 
 

Fodé Kouyaté: le Panafricaniste
Si une voix pouvait rivaliser avec celles des plus grands musiciens internationaux, c'était bien la sienne. Cet artiste qui crie, haut et fort, son appartenance à la caste des griots, était un musicien célèbre en Afrique Occidentale, en Europe et dans le pays de l'Oncle Sam. Né vers 1963 à Kita (185 km à l'ouest de Bamako), dans un environnement ancré dans la musique, Fodé était avant tout un enfant de l'Afrique pour qui le travail bien fait, la générosité, le respect de l'autre étaient les bases sur lesquelles s'appuiaient ses choix personnels. Il perd son père à neuf ans. Cependant, si sa mère détestait la musique, son père, toutefois avait évolué au sein de l'Orchestre de Kita avant l'indépendance du Mali. De sa formation, Fodé dit, "j'ai été initié à la musique depuis ma plus tendre enfance". C'est surtout son oncle, Badié Sissoko, un homme aveugle, qui l'a beaucoup inspiré. Il a pris son exemple et il l'a suivi dans les cérémonies de famille..:=>

  =>... les baptêmes, les mariages ou d'autres encore. C'était un excellent musicien. Cette expérience m'a vraiment initié à la musique, disait-il, et m'a donné ma formation en grande partie. En 1996, il a renforcé son talent au contact d'autres grands musiciens comme son oncle Kouyaté Batrou Sékou, un virtuose de la Kora. C'est à partir de la 10ème classe (année scolaire 80/81) que Fodé va embrasser sa carrière musicale en passant d'abord par une formation théâtrale, puis l'Orchestre régional de Kita et l'Orchestre de Kayes et "Félou Star". Ensuite il s'exilera pendant dix ans en Côte-d'Ivoire, où feu le président Félix Houphouët-Boigny sera son sponsor. Il a travaillé avec Jimmy Hyacinthe, qui était le meilleur arrangeur de Côte-d'Ivoire. Mais ses ambitions vont l'obliger à quitter la douceur et la quiétude de la lagune Ebrié pour s'installer en France où il avait finalement acquis les connaissances techniques d'une autre culture musicale. Durant sa carrière, il sera le messager de la paix et se lancera dans le combat pour la réhabilitation de l'image du "Djeli" (griot) et de l'intégration africaine. =>   => Nterikè (1984), An Ka Wili (1992) et Djéliya (1996) sont les chefs-d'œuvre d'une brillante carrière et le début de la Panafricaniste. L'Amour de la société, l'injustice, la paix et l'intégration ont été les thèmes abordés dans ses différentes compositions musicales.
De son union avec Diamy Kouyaté, la fille préférée de Batrou Sékou Kouyaté, sont nés trois enfants (une fille et deux garçons). Patriote convaincu, Fodé exhortait à travers ses chansons comme "An Ka Wili", ses compatriotes au travail, le travail bien fait. Il s'est mis un point d'honneur à assister à la signature du Pacte National qui a signé le retour de la paix dans le Nord. Ambassadeur de la musique et la culture malienne, il est décédé le 25 Octobre 1996, à l'Hôpital National du Point G de Bamako, des suites d'une méningite cérébro-spinale pendant la conception de son 4ème album et encore beaucoup d'autres projets qu'il espérait bien pouvoir entreprendre.
Source
   
Nahawa DOUMBIA & Doussou Bagayogo - Malaïla
   

Nahawa Doumbia est née au Mali à Mafélé, un petit village situé à la frontière de la Côte d'Ivoire et elle a grandi à Bougouni, chef-lieu du Wassoulou, cette région boisée située au sud de Bamako où elle habite toujours. Sa mère, qui mourut quelques jours après sa naissance, lui avait prédit un avenir de chanteuse, bien qu'elle ne fasse pas partie de la caste des griots et qu'elle n'ait donc a priori aucun avenir dans la musique

"Dans ma famille, personne ne chante, précise-t-elle et l'on n'aimait pas qu'on chante. C'est pourquoi j'ai eu tant de peine à venir à la musique. J'ai été découverte par les agents du Ministère de la Culture en chantant en groupe avec mes amies et c'est comme cela que j'ai participé (contre l'avis de mon père) à ce qu'on appelle les "Semaines de la Jeunesse", du niveau local au niveau régional. Tous les deux ans, toutes les régions se regroupaient à Bamako pour la "Biennale de la Jeunesse", une compétition artistique et sportive qui permettait le brassage entre les jeunes de toutes les régions du Mali. J'ai gagné avec une de mes chansons lors de la Biennale de 1980, que j'ai par la suite présenté au "Concours Découvertes RFI" dont j'ai été aussi lauréate."

Nahawa est aujourd'hui une idole au Mali, gardant tout le charme de sa voix enfantine pour devenir une des références vocales d'Afrique de l'ouest. La reine du Didadi - un rythme sur lequel les jeunes gens se défient lors des cérémonies et des soirées de fête aux périodes des semailles et des récoltes - a décidé un retour à la tradition instrumentale du wassoulou, manière voluptueuse et rythmée de phraser la mélodie : plus de batterie ni de synthétiseur dans son groupe, mais balafon, kamélé n'goni, guitares et des percussions.
Source
         
         
   
Mis a jour le 1er décembre 2011
   


retour page La musique au Mali